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Le Domaine national de
Saint-Cloud
(Centre des monuments nationaux, MONUM)
en collaboration avec
la Délégation
aux Arts Plastiques,
Ministère de la culture et de la communication),
et à l'initiative et sous la coordination de
Dan Sprinceana, plasticien
a organisé (entre novembre 2003 et novembre 2004),
un concours national de sculptures
destiné aux écoles supérieures d'art plastique
(écoles des beaux-arts) placées sous la tutelle du ministère.
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“L'idée de départ
est merveilleusement poétique, je trouve. De voir ces arbres abattus, ces
formes de titans, foudroyés… On a gardé ces souches et au lieu de les
laisser mourir, de proposer à des artistes de leurs redonner vie, c'est
une très jolie idée... En plus de demander à toutes ces écoles en France,
à tous ces étudiants, d'avoir des idées, de venir travailler sur ces
souches et de réaliser quelque chose c'est une idée poétique. Je suis
très, très content d'avoir vu ça” Interview de
Pierre Cornette de Saint-Cyr, président
du jury |
Le concours a été ouvert aux étudiants du cycle long, à titre individuel ou en
équipe (maximum 3 personnes), sous la responsabilité d'un professeur de l'école,
chaque participant étant libre de son choix artistique.
20 projets ont été
sélectionnés,
proposés par 11 écoles
faisant
participer 25 étudiants
Utilisant aussi bien la
sculpture, les arts plastiques, la bande dessinée, que les techniques
d’assemblage ou le travail de l’ébéniste, les jeunes artistes ont donné aux
volumes qui leurs sont confiés la chance de pouvoir
être les témoins de leur propre renaissance. Tout en respectant le
thème imposé, les sujets choisis sont d’une riche variété.
Mais
le « moteur
artistique » de ce concours a été le partage d’une motivation
commune : profiter du concours pour rencontrer des étudiants venus de tout
l’hexagone.
L’atelier est devenu ainsi un lieu d’échange et même d’entraide, tant
la notion de compétition a été absente de leur esprit. Ceux venus pour créer une
pièce et se révéler à travers elle, ont côtoyé et discuté avec des équipes qui
ont cherché au contraire à transcender leur individualité dans une œuvre commune.
Tous ont pu créer librement, loin des contraintes du marché, des modes ou des
idéologies, alors chacun a profité pour exprimer son talent, bien conscient
qu’une telle
occasion est rare et précieuse.